Drain Pump Booster

Drain Pump Booster

En bref

  • Nancy
  • Actif de 1997 à 2005
  • Membres : Antoine Arlot, Pilou Guérard, Vincent Guérard, Dominique Laur, Stéphane Poissonnier, Aude Romary
  • Groupes parallèles : No Drum No Moog, Aghostino, Twin Pricks, Wroomble Experience, PRAAG, 29/30, Corde Raide
  • En trois titres : « Vicar Vince » sur DPB, « Globocop » sur S/t, « Raspoutine » sur That’s the Way Cookie (still) Crumbles

Écouter / voir

Discographie

  • 1998 7″ Split Bif / Drain Pump Booster (La vache prod)
  • 1999 V/a That’s the Way Cookie (Still) Crumbles (Kérosène)
  • 2000 LP S/t (Kérosène)
  • 2001 V/a « Live » Metal en Lorraine #1 (Zic-Zac en Lorraine)
  • 2001 LP DPB (Emil)
  • 2006 LP Contestualizzabille (La vache, Emil)
  • 2006 Compil 1997/2005 Goodies (autoprod)

Biographie

« Ils n’ont pas inventé la poudre, mais ils savent la faire parler »

Ainsi les frangins Guérard, Vincent et Pilou, décrivaient-ils Drain Pump Booster, le gang qu’ils avaient fait naître, l’aîné posté au front, armé d’un micro et d’une basse, le cadet assurant les arrières à la batterie, épaulés de complices sans cesse en renouvellement autour du noyau fraternel. D’abord engraissé d’un second bassiste, le trio déploie une noise sans compromis, tels des rejetons indisciplinés de Cop Shoot Cop et Portobello Bones ayant proscrit toute corruption mélodique. En 1999, le fanzine et label Kérosène leur offre leur entrée en matière discographique sur le second volet de sa compilation « That’s The Way Cookie Crumbles » avec le titre « Raspoutine », déjà massif, frontal et râpeux, remarquable d’efficacité. Mais le sang ne coule pas encore assez pour les lorrains, alors ils s’adjoignent le sax fou d’,. Le premier mini-album éponyme qui en résulte déroule sept titres tubesques. Le groupe y domine largement son sujet et se place d’emblée à portée de ses références américaines. La poudre se fait gravier. Les lives se font explosifs. Puis la charge d’expérimentation sonique, l’apport du free-jazz qui ne fait alors qu’imbiber la noise chicagoane du quatuor, va progressivement prendre de l’ampleur. « DPB », le second album, en témoigne. Huit titres jusqu’au-boutistes servent de champs de bataille pour la déconstruction des mots, collages de publicités, de textes récupérés ou aléatoires, régulièrement interrompus de samples inquiétants. Mais il reste un monde à expérimenter. Au milieu des années 2000, le groupe intègre une violoncelliste et un tortionnaire de guitare, cette dernière (la guitare) subissant divers objets qu’elle n’aurait normalement jamais dû rencontrer. Les musiques improvisées prennent une part franche sur « Contestualizzabile », troisième et dernier album, plus instrumental, brut, froid et plus cinématographique que les disques précédents. A l’heure du bilan, Drain Pump Booster soldera tout compte en compilant 18 titres, inédits, démos ou live, captés entre 1997 et 2005 et résumant fidèlement ce que le groupe avait de puissant, d’aventureux, de singulier et d’ouvert. S’ils n’ont pas inventé la poudre, Drain Pump Booster est toutefois parvenu à dynamiter les bornes du face-à-face basse distordue / batterie au point d’en faire oublier qu’il s’était pourtant toujours agi de ça.

Dans les fanzines de l’époque

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