L’abeille toxique et le Pamplemousse : l’interview de Nico Magi, guitariste de Toxic Bee Buzz

Les chroniques élogieuses des trois premiers albums d’un groupe de noise originaire de la Réunion nommé Pamplemousse tenaient déjà de la fable. Mais le saisissement fut total dans nos rangs en découvrant que l’un des membres n’était autre que Nico Magi, le guitariste de Toxic Bee Buzz, nébuleux groupe lorrain disparu après deux coups de maîtres, dont « Visceral » sorti en 1998 qui figure au panthéon noise-moi.
Pamplemousse à présent relocalisé au pays de la Mirabelle avec un quatrième album prévu à la rentrée 2025, Noise-moi se devait de partir enquêter sur Toxic Bee Buzz et le désormais duo que Nico forme avec sa compagne Sarah Lenormand au sein de Pamplemousse. Chose faite à l’occasion d’un goûter où se sont partagés (délicieux) gâteaux de Noël et souvenirs.

Noise-moi : Toxic Bee Buzz a enregistré 2 albums…

Nico : … Non 4 ! Le premier, sorti en 1994 sur Nova Express et dont je ne suis pas particulièrement fier, ensuite « Visceral », « Libido » et enfin un quatrième disque plus électro enregistré par Iain Burgess au Black Box Studio. Mais Toxic Bee Buzz s’est séparé avant qu’il ne sorte.

Quelle frustration ! Tu penses le sortir un jour ?

Il ne faut jamais dire jamais, mais je ne pense pas.

Il y a un super morceau de Toxic Bee Buzz sur YouTube, « Odd Men Out », où l’on entend quelques machines. Il provient de cet album ?

Oui ! Et tu as reconnu le sample ? C’est un clavier tiré d’un morceau des Girls Against Boys.

Votre album « Libido » a également été enregistré au Black Box Studio.

En fait, le choix du Black Box s’est fait vraiment par hasard. J’avais téléphoné au rédacteur en chef de Rocksound, Yves Bongarçon qui est décédé il y a quelques années. Il nous avait conseillé deux studios : les Forces Motrices à Genève et le Black Box à Angers. J’ai fait « le petit jésus a dit que ce sera toi » et c’est tombé sur le Black Box, j’ai appelé et puis Iain Burgess nous a envoyé par la poste la liste du matos et d’autres infos sur le studio. C’est Fred (Frédéric Wiot le bassiste de Toxic Bee Buzz, NDLR) qui m’a dit « Mais ce mec, Iain Burgess, c’est lui qui a produit la noise de Chicago, Big Black, Naked Raygun, The Cows ! ». Fred connaissait bien mieux que moi toute cette scène. Moi, je n’avais absolument pas capté !

Pour la petite histoire, j’ai fait l’album avec un poumon en moins : j’ai eu un pneumothorax juste après notre arrivée, impossible de respirer, un mal de chien. Le chemin entre la chaise où je jouais mes parties de guitare et la console était interminable. On a enregistré l’album en 6 jour, on est rentrés, j’ai déchargé le matos, et je suis allé direct à l’hôpital.

J’ai adoré enregistrer les guitares avec Iain. Il parlait souvent du son d’AC/DC qui était une référence, parce que, que t’aimes ou t’aimes pas, le son d’AC/DC c’est la quintessence. Il faisait aussi le geste de la truelle : « allez Nico, on monte le mur de guitare ! ». Je me revois au milieu des amplis du studio et de tous les essayer. Sur le dernier album, il m’avait filé un Hiwatt à bloc pour faire office de disto. Il ne fallait pas rentrer dans le studio à ce moment-là ! Mais le son que j’avais avec ça, on aurait dit les Who ! Iain c’était quelqu’un de très entier, quand il n’arrivait pas à faire quelque chose, il pouvait gueuler ! Mais quand tu n’étais pas bien, il ne t’enfonçait pas, il te remettait en confiance. J’ai une autre image en tête, celle du fils d’un pote à lui, un tout petit gamin, qui entre dans le studio et le Iain qui se tourne vers lui : à ce moment-là, il n’y avait plus de magnéto, plus de studio. Et puis le foot. Il m’avait envoyé un message « ce soir quand vous arrivez, c’est Manchester – Inter Milan en coupe d’Europe, pizza », et on avait regardé le match à la télé. A la base, c’était un fan de Tottenham, je crois.

Enfin voilà, j’ai vraiment beaucoup d’images et de sons qui me reviennent de là-bas. Je n’ai fait que quatre sessions de studio avec Iain, mais malgré ça, on avait tissé un lien personnel. Je me dis que c’est bien fait, la vie, des fois parce qu’il nous comprenait vraiment alors que c’est le hasard qui nous a fait choisir le Black Box.

Et c’est maintenant Pamplemousse qui enregistre au Black Box avec Peter Deimel qui est un super ingé son (Iain Burgess est mort en 2010, NDLR). Iain Burgess et lui s’étaient rencontré à Berlin au début des années 1990 sur un enregistrement (a priori « Who Cares Wins » de Mega City Four, NDLR). C’est de là qu’est née leur association et le Black Box.

Toxic Bee Buzz c’était essentiellement Fred Wiot à la basse et toi ?

Oui, nous deux et une ribambelle de batteurs. Ça, les batteurs, c’est l’histoire de ma vie, ah j’aurais pu les buter. No offense hein ! Je ne sais pas ce qu’ils ont, ces gens-là, mais ils ont un problème ! (Rires, NDLR)

Quels sont tes souvenirs marquants avec Toxic Bee Buzz, comme des groupes avec lesquels vous avez joué par exemple ?

On a fait les premières parties de Fudge Tunnel, Wedding Present, et surtout Girls Against Boys dont on était des fans absolus. Avant le concert, j’étais parti me prendre un sandwich, en revenant on vient me voir et on me dit : « L’ampli de Scott McCloud est tombé en rade, on lui a filé le tien, ça te pose un problème ? ». Ben non, tu penses, du haut de mes 22 ans, je le voyais comme un Dieu ! J’ai une autre image en tête : les GvsB avec collés sur la tronche des autocollants de M6 qui sponsorisait le concert ! Je me rappelle d’un Eli Janney (basse, clavier) tout timide avec ses petites lunettes backstage, alors que sur scène, c’était une furie ! Et aussi que Scott McCloud était fan de « C’est arrivé près de chez vous ». Vraiment des mecs sympas et simples. Tu voyais qu’ils étaient contents d’être là.

On a aussi joué avec Real Cool Killers, un groupe français des années 1980-1990, pas vraiment noise, plus rock’n roll. La salle était immense et quasi vide mais ils avaient fait un set énorme. Ils étaient venus avec leur toutou dans le camion !

Quel est ton regard sur la scène rock en France dans les années 1990 ?

Tu sais, je suis passé à côté de pas mal de trucs dans les années 1990, j’avais tendance à beaucoup rester dans mon coin. Par exemple, Sloy, je ne les ai écoutés que bien après. Par contre, j’adorais les Thugs, le son, l’intensité, c’était énorme. C’était mon rêve américain, ce groupe ! Globalement, je trouve que la scène était beaucoup plus brute de décoffrage, comparée à maintenant où tout me paraît beaucoup plus aseptisé. Le son est partout compressé de la même manière, il n’est plus aussi violent que dans les années 1990, même s’il y a tout de même des groupes comme Slift (signés sur Sub Pop, comme les Thugs, NDLR) où déjà tout petits -quand Pamplemousse a joué avec eux-, je me disais : OK, ça envoie du pâté.

Que penses-tu des disques majeurs que l’on met en exergue sur Noise-moi ?

Je n’ai jamais été trop fan des groupes français, en fait (Nico regarde la liste des albums majeurs sur Noise-moi, NDLR). Virago, j’avais bien aimé leur deuxième album (« Premier Jour » en 2000, NDLR). Hint, typiquement c’est un groupe que je n’écoutais pas mais que maintenant je trouve très respectable. Hems, Davy Jones Locker, on a joué avec le premier et j’ai deux albums des seconds, ça j’ai écouté. Et je me rappelle du titre de Pore (side-project de David Valli, guitariste de DJL, NDLR) sur la compile « Serial Killer Volume 1 » du label Roadrunner. En tout cas merci, ça me fait plein de chose à écouter !

Comment en es-tu venu au noise rock alors ?

Perso, je ne comprends pas grand-chose à ces histoires de style, comme le metal, le garage ou le post-punk. Ça veut dire quoi « post-punk » ? Ça fait 40 ans qu’on est « post-punk » ! A l’époque de mon premier groupe Rock INC., j’étais fan de Janis Joplin, j’écoutais (et j’écoute toujours) beaucoup de blues, BB King, Albert King, Stevie Ray Vaughan. C’est Fred qui m’a fait écouter Helmet, Unsane et d’autres groupes dont je ne me rappelle plus, quand il est venu me chercher pour monter Toxic Bee Buzz, après avoir quitté Rock INC.

La première mornifle, ça a été « Goat » de Jesus Lizard. La cassette était vissée dans l’autoradio de la BX.

C’est par ce biais là que je suis rentré dans cette musique. J’avais vraiment la sensation de découvrir un autre monde, je ne pensais pas qu’on pouvait faire de la musique comme ça ! Plus jeune, j’avais un problème pour m’affirmer, j’étais vraiment la personne qui avait le moins confiance en elle au monde. Je pense que c’est pour ça d’ailleurs que je fais de la guitare. Quand je monte sur scène, pour moi ça y est, c’est le moment où je deviens le « boss ». Découvrir cette musique, c’était pour moi aussi le moyen d’appartenir à une bande. Le problème c’est que ça m’a bridé sur d’autres choses. J’essaye maintenant de rattraper mon retard. Je n’ai pas fait gaffe, je suis passé à côté de plein de choses parce que j’étais un jeune con qui essayait de trouver sa place. Typiquement Nada Surf c’était pour moi de la musique de baltringue, alors que maintenant… Nada Surf, il fait beau, t’ouvres les fenêtres, c’est des chansons magnifiques pour accompagner le soleil à la Réunion ! Idem pour Built to Spill que j’ai découvert il y a 5 ou 6 ans seulement, leurs disques je les mange ! Je pense que c’était la même chose avec le rock français. Pour moi les français c’était de la merde. J’ai plein de trucs à redécouvrir.

En tout cas, la première mornifle, ça a été « Goat » de Jesus Lizard. La cassette était vissée dans l’autoradio de la BX, je l’écoutais en boucle ! A tel point que l’album en entier était devenu un seul morceau ! Et puis après, il y a eu la découverte de Fugazi. Je suis un grand fan de Fugazi. La première fois que j’ai écouté « In On the Kill Taker » je suis tombé à la renverse. Tout me plaît, la musique, la démarche, la philosophie du groupe, il n’y en a pas une plus saine, naturelle. J’adore leur côté « on fait du rock et on boit du thé ». Et quand ils décident de plafonner les prix de leurs disques et places de concert, de ne pas vendre de t-shirt, ils ne sont jamais donneurs de leçon, c’est leur ligne. Si d’autres font autrement, c’est OK. A l’époque, j’avais envoyé des disques de Toxic Bee Buzz à Dischord. Ils nous avaient répondu un truc du style « merci beaucoup, mais on ne s’occupe que des groupes de Washington ». J’étais à deux doigts de chercher une maison à louer dans le coin !

Ça me rappelle une anecdote de leur passage en 1995 au Terminal Export à Nancy…

… Ah non pitié, ne me parlez pas du concert du groupe que je préfère au monde et que j’ai loupé parce que je me suis trompé dans la date !

… J’avais longuement discuté avec Guy Picciotto !

(Nico souffle bruyamment, NDLR). Un autre truc de Fugazi qui me plaît c’est qu’ils n’avaient pas de setlist, il suffisait qu’un des mecs lance une note pour que les autres embrayent dessus. Et ça, ça m’est resté : si tu veux quelque chose, soit t’as du bol, t’es doué techniquement, soit tu bosses tout le temps, ensemble, comme une équipe de foot.

Un jour, j’ai fait écouter Fugazi à Sarah en lui disant : « ça, c’est le plus grand groupe du monde ». Elle écoute, puis elle me rend le disque en se foutant de ma gueule ! Sacrilège, on ne touche pas à Fugazi ! Bien plus tard, elle tombe sur un live de « Shut the Door » dans une université et là c’est la révélation, elle écoute tout. Quand je reviens le soir, elle me dit que Fugazi c’est le plus grand groupe du monde et à partir de là c’est devenu son groupe à elle ! A tel point qu’elle échange maintenant par mail avec Ian McKaye ! Elle lui a envoyé tous les disques de Pamplemousse et de Bust a Gut (le projet solo de Sarah) !

vous savez quoi, on va s’appeler Pamplemousse et si avec un nom pareil en venant de la Réunion on fait quelque chose, c’est qu’on est vraiment bon !

Quel est ton parcours, tu es originaire de Lorraine c’est ça ?

Alors pas vraiment, je suis né en métropole mais j’ai grandi à La Réunion. Sarah est réunionnaise, c’est une Yab, une créole blanche comme on dit. Il y a une mixité énorme à la Réunion, il y a des Indiens, les Malbars, des Noirs qu’on appelle Cafres, et des Zoreils, les blancs qui viennent de métropole. Ça c’est moi.
A l’âge de 14 ans, mes parents sont retournés en Lorraine. Pour moi ça a été le drame. Je n’ai pas compris la culture, les gens, c’était vraiment compliqué. Et puis je me suis mis à faire du rock’n roll, et quand mes parents sont repartis à la Réunion, je suis resté. Ça n’est qu’un petit caillou dans l’océan, difficile de s’y voir faire du rock. Comme je te l’ai dit, j’ai d’abord joué dans un groupe qui s’appelait Rock INC., que j’ai ensuite quitté. Et c’est à ce moment-là que Fred m’a trouvé et qu’on a monté Toxic Bee Buzz.

En 2009, j’ai appris une mauvaise nouvelle, le groupe battait de l’aile, la motivation s’est arrêtée. J’ai quitté mon job, j’ai coupé les ponts avec tout le monde et je suis rentré chez moi, à la Réunion. J’ai tout recommencé à zéro, j’ai monté un studio, j’enregistrais les groupes de rock de l’île, je sonorisais les concerts. J’adore mixer pour des jeunes groupes. Je garde le souvenir de la première fois que je suis entré dans un studio, c’était magique. Magie qui se perd un peu je trouve, maintenant tout le monde regarde un écran quand il s’enregistre. Plutôt que de passer 8 heures à corriger les caisses claires, je préfère que le groupe reparte répéter et revienne quand il est au point. Cela dit, je pense que ce sont en partie tes défauts qui te donnent de la personnalité.

Et puis un ami proche est tombé gravement malade et en est mort, ça m’a secoué. A cette époque mon voisin, Yohann, qui avait fait de la fanfare et adorait la soul, n’arrêtait pas de me charrier en disant « mais moi je te la fais, ta noise ! ». Alors je l’ai pris au mot et c’est comme ça qu’on a commencé à répéter, à deux. Et puis un jour Sarah est venue nous voir en répète, on jouait un morceau du Gun Club. Elle a trouvé ça cool, je lui ai proposé de prendre une basse et de gratter la grosse corde. Et c’est là, au premier bœuf, que je me suis rendu compte qu’elle était super musicale, en fait ! Elle avait joué de l’accordéon mais n’avait jamais touché une basse. On s’est mis à répéter tous les jours à trois, Yohann, Sarah et moi, sans rien dire à personne.

Et Pamplemousse, pourquoi ce nom ? Parce que Papaye était déjà pris ?

Si tu veux la vraie histoire, on était en train de chercher un nom à un morceau instrumental quand Yohann a commencé, ne me demande pas pourquoi, à parler de glace au pamplemousse à Sarah. Je lui dis que ça n’existe pas la glace au pamplemousse, lui me soutient que si. Et puis le jour de mon anniversaire, il se pointe avec un pied de pamplemousse en me disant « tiens, c’est pour faire ta glace au pamplemousse » et les deux se marrent ! Du coup, je leur ai dit : ben vous savez quoi, on va s’appeler Pamplemousse et si avec un nom pareil, en venant de la Réunion, on fait quelque chose, c’est qu’on est vraiment bon !

Le pied de Pamplemousse sur la couverture du premier album

Au bout d’un an, on a fait notre premier concert. La Réunion, ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un bastion du rock. Alors quand on s’est pointé avec notre nom « Pamplemousse », moi qu’on connaissait comme l’ingé son sympa et Sarah comme la petite photographe un peu discrète qui débarque sur scène en tutu rose… Les gens se sont demandés ce qui se passait, quand on a commencé à jouer ! Moi qui grattais comme un excité, Yohann à deux doigts de mourir à la fin du premier morceau : il avait tapé comme un fou, il n’avait plus d’air, on a dû changer le deuxième morceau ! D’ailleurs, sur le deuxième album on a un titre qui s’appelle « Ventoline » : c’est pour lui !

Et puis un jour, j’ai mis deux micros devant les instrus et pendant une semaine on s’est enregistré tous les jours. On a fait une démo avec les meilleures versions, qu’on a envoyé un peu partout. Et on a eu des retours super positifs. Je me rappelle d’Éric Sourice qui m’avait dit un mot sympa sur le chant, moi qui n’avais jamais chanté de ma vie, je te dis pas comme ça m’a fait plaisir ! Mais après la sortie du premier album, Yohann a été surpris par la tournure des événements et a décidé d’arrêter. Il n’avait jamais écouté de noise, il voulait juste passer du bon temps avec des potes et quand c’est devenu un peu plus sérieux, il a abdiqué. J’étais dégoûté, c’était le meilleur batteur qu’on ait eu. Il avait un côté très Fugazi dans sa façon de jouer, très sautillant. Bon voilà, au départ on se faisait plaisir et on rigolait. Je pense que le premier album reflète bien cet état d’esprit. Même si j’y ai mis aussi toute la colère que j’avais en moi quand mon pote est mort, en criant sur toutes les chansons. On a joué ensuite avec un autre batteur, sur le deuxième album, et puis un troisième avec qui ça ne l’a pas fait. C’est à ce moment-là que j’ai dit à Sarah : « Tu sais quoi ? T’as qu’à te mettre à la batterie, on va bosser comme des malades et on va faire quelque chose ! ».

Votre 3ème album « Think Of It » est sorti combien de temps après que Sarah soit passée à la batterie ?

Deux ans. Sarah n’avait jamais touché une batterie auparavant. Et son premier concert en tant que batteuse, c’était à Paris dans un Trabendo blindé, en première partie de Ty Segall… Sarah, c’est quelqu’un d’assez serein, si tu lui dis que la semaine prochaine on fait la première partie de Korn au Zénith, elle dira juste que c’est cool !

Et maintenant que vous êtes en métropole, comment ça se passe ?

Bien, Sarah adore le froid, et moi j’en chie ! On va rentrer en studio en janvier pour enregistrer notre 4ème album, toujours au Black Box. On est accompagnés par le Gueulard, une salle avec une super programmation. On répète là-bas tous les matins, je crois qu’ils n’avaient jamais vu un groupe répéter autant !

Propos recueillis par Dominique Barillaro et Andy Meth.